Faut-il remplacer un ancien amalgame dentaire ?
Publié le 8 octobre 2026
Un ancien amalgame dentaire, ce que l’on appelle souvent un plombage gris, n’a pas à être retiré du seul fait de son âge s’il est intact et qu’aucune carie ne s’est formée en dessous. L’autorité sanitaire américaine, la FDA, déconseille alors de le retirer. Le retrait enlève du tissu dentaire sain et peut exposer à une hausse passagère des vapeurs de mercure pendant la dépose. Un amalgame dentaire à retirer se reconnaît donc à son état et à celui de la dent qui le porte. Seul un examen permet d’en juger.
L’amalgame est un mélange de mercure, d’argent, de cuivre, d’étain et de zinc, qui contient environ 50 % de mercure en poids selon la FDA. Comme toute obturation, il peut s’user ou laisser une carie se former à son contact. L’Association dentaire américaine (ADA) cite d’ailleurs les obturations usées, les dents fracturées et les caries parmi les causes de sensibilité dentaire. Ces évolutions se surveillent lors des contrôles.
Ancien plombage gris : les signes qui justifient un contrôle
Un amalgame mérite d’être montré au dentiste dès que vous remarquez un changement sur la dent ou autour de l’obturation, même sans douleur.
Ce que vous pouvez remarquer vous-même
- Une fissure, un éclat ou un morceau manquant, sur l’obturation ou sur la dent elle-même. Le service de santé britannique, le NHS, conseille de consulter un dentiste pour toute dent ébréchée, fissurée ou cassée. Si un morceau de dent s’est détaché, il recommande de le garder dans du lait ou de la salive et de l’apporter au rendez-vous, car le dentiste pourra peut-être le recoller.
- Une douleur dans la dent, spontanée ou en mangeant.
- Une sensibilité nouvelle au chaud, au froid ou au sucré.
- Une gencive douloureuse, gonflée ou qui saigne au brossage.
Dans sa page consacrée aux caries, le NHS range la douleur, la sensibilité et la gencive douloureuse, gonflée ou qui saigne parmi les raisons de voir un dentiste. Ces signes peuvent venir de l’amalgame lui-même, mais aussi de la dent qui le porte ou de la gencive. C’est l’examen qui fait la différence.
Une douleur intense, un gonflement du visage ou de la mâchoire et un mauvais goût dans la bouche font partie des signes d’abcès dentaire décrits par le NHS. Un abcès demande un traitement rapide par un dentiste. Le NHS demande d’appeler les secours ou d’aller aux urgences, sans prendre le volant vous-même, dans les situations suivantes :
- vous avez du mal à respirer, à parler ou à avaler ;
- vous avez du mal à ouvrir la bouche, ou l’intérieur de la bouche est très gonflé ;
- un œil est gonflé ou douloureux, ou votre vue se trouble soudainement.
En Suisse, le numéro des urgences sanitaires est le 144, joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, selon les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Pour une douleur sans aucun de ces signes de gravité, notre article sur l’urgence dentaire vous aide à évaluer la situation.
Ce que seul l’examen peut montrer
Le NHS rappelle qu’une carie peut ne provoquer aucun symptôme au début. Sous une obturation, elle peut donc passer inaperçue. L’infiltration, c’est-à-dire un passage entre l’obturation et la dent par lequel une carie peut progresser, se repère elle aussi au fauteuil.
Une coloration au bord d’un vieil amalgame ne suffit pas à conclure. Selon la Fédération dentaire internationale (FDI), une coloration superficielle ou un bord qui dépasse se corrige souvent par une simple remise en état de l’obturation, comme un polissage. Une coloration plus profonde ou un défaut peut en revanche demander une réparation ou un remplacement.
Les contrôles réguliers servent à repérer ces problèmes tôt, même quand vous ne ressentez rien. Le NHS conseille de voir un dentiste si votre dernier contrôle date de plus de 2 ans, puis de suivre le rythme que celui-ci vous indique. En Suisse, les lignes directrices de qualité de la SSO pour les obturations retiennent au moins un contrôle dentaire par an pour assurer leur suivi. Si votre dernier passage est plus ancien, un check-up dentaire fait le point sur toutes vos obturations, même sans aucun signe.
Surveiller, réparer ou remplacer : l’arbre de décision
La décision se prend avec le dentiste après examen, en suivant la FDA, qui déconseille de retirer un amalgame en bon état. La FDI demande aussi d’identifier la cause d’un défaut et de vérifier si une réparation est possible avant tout remplacement. Dans leur version révisée, les critères FDI d’évaluation des obturations laissent la surveillance ouverte même pour certains défauts. En cas de doute, ils conseillent l’option la moins invasive ou un contrôle plus rapproché.
- Un professionnel de santé a-t-il établi une raison médicale de retirer l’amalgame ? (par exemple une allergie diagnostiquée à l’un de ses composants)
- Si oui : remplacement possible, même si l’amalgame est intact, décidé au cas par cas avec le dentiste et le médecin. La FDA l’admet en cas de nécessité médicale, et le comité scientifique européen SCENIHR en cas d’allergie diagnostiquée.
- Si non : passez à la question 2.
- L’examen montre-t-il un défaut sur l’amalgame, à son bord ou sur la dent qui le porte ? (fissure ou éclat de l’obturation, obturation usée, infiltration, carie sous l’obturation, dent fissurée ou cassée)
- Si non, sans symptôme : surveillance. L’amalgame reste en place et sera revu aux contrôles suivants.
- Si non, mais avec douleur ou sensibilité : traitement de la cause, sans remplacer l’amalgame. Selon l’ADA, une sensibilité peut aussi venir d’une maladie des gencives, d’un émail usé ou d’une racine dénudée. Le dentiste peut alors proposer un dentifrice désensibilisant, un gel fluoré appliqué au cabinet ou des soins des gencives. L’ADA réserve le traitement de canal aux sensibilités sévères et persistantes qu’aucun autre moyen ne soulage. Un amalgame intact n’a pas à être remplacé pour une douleur qui vient d’ailleurs.
- Si oui : passez à la question 3.
- Le défaut est-il mineur, localisé ou étendu ?
- Mineur, sans carie ni douleur (fine fissure ou petit éclat de l’obturation, coloration superficielle, bord un peu irrégulier) : surveillance ou simple retouche. Selon les critères FDI révisés, ces petits défauts ne demandent le plus souvent aucune intervention, mais ils doivent être revus aux contrôles suivants. Un polissage ou une correction du contour peut suffire. Si une douleur accompagne ce petit défaut, sa cause se recherche comme à la question 2.
- Localisé, sur une dent par ailleurs solide (bord ouvert à un endroit, éclat plus net, carie limitée au bord de l’obturation, petite fracture de la dent au contact de l’obturation) : réparation. Le dentiste complète la zone abîmée et conserve le reste de l’obturation. La FDI demande d’étudier cette option au cas par cas, selon votre risque de carie, l’état de la dent et vos antécédents médicaux.
- Étendu (carie importante sous l’obturation, infiltration sur une grande partie du bord, obturation ou dent largement fracturée) : remplacement, lorsque les critères FDI jugent une réparation déraisonnable. Si la carie atteint le nerf de la dent, le NHS indique qu’un traitement de canal peut devenir nécessaire : c’est la dévitalisation.
Si vous êtes enceinte, cela compte dans le choix du moment du soin. Signalez-le avant l’examen. Le SCENIHR recommande de limiter autant que possible les soins d’obturation pendant cette période, en mettant en balance les besoins de la dent et les risques du traitement. Une réparation ou un remplacement se discute alors avec le dentiste et, si besoin, avec le médecin qui suit la grossesse.
Si l’amalgame est intact mais que vous voulez le changer
Le souhait de remplacer un plombage gris pour des raisons esthétiques vous appartient et peut se discuter avec le dentiste. Tout remplacement retire un peu de dent saine. Selon la FDA, l’inquiétude liée au mercure ne justifie pas à elle seule le retrait d’un amalgame intact, sauf nécessité médicale établie par un professionnel de santé.
Ce que le retrait implique
Retirer un amalgame suppose de le fraiser, et la FDI rappelle que le remplacement d’une obturation sacrifie du tissu dentaire sain. Il peut compromettre la vitalité de la pulpe, c’est-à-dire du nerf. Il peut aussi accélérer le cycle des restaurations, voire conduire à la perte prématurée de la dent. Le dommage est irréversible. Selon la FDI, la cavité s’agrandit à chaque remplacement, quel que soit le matériau.
La dépose libère aussi des vapeurs de mercure, et la FDA parle d’une hausse passagère de l’exposition pendant le retrait, pour le patient comme pour l’équipe soignante. Le SCENIHR précise que la quantité libérée dépend du nombre d’obturations retirées et de la technique de travail. Il cite le spray d’eau, l’efficacité de l’aspiration et l’usage d’une digue, une feuille de caoutchouc tendue autour de la dent pour l’isoler. Les lignes directrices de qualité de la SSO présentent la digue comme un standard technique actuel, qui protège en grande partie le patient du contact avec les débris d’amalgame et d’une éventuelle sensibilisation allergique. Parlez-en avec votre dentiste avant la dépose.
Pour la population générale, la FDA indique que les études ne montrent pas de preuve concluante d’effets nocifs liés aux amalgames. Le SCENIHR décrit l’amalgame comme un matériau efficace, à faible risque d’effets indésirables.
Les composites, ou obturations blanches, demandent selon la FDA de retirer moins de dent saine lors de la pose. Ils ne contiennent aucun métal lourd. Leur durabilité peut cependant rester inférieure à celle de l’amalgame sur les dents du fond, très sollicitées par la mastication. Certains de leurs composants, comme les méthacrylates, peuvent aussi provoquer des réactions chez les personnes sensibles.
En Suisse, la Société suisse des médecins-dentistes (SSO) indique qu’un amalgame à remplacer l’est par un composite ou par un inlay en céramique. Pour un défaut important sur une dent du fond, elle cite aussi l’overlay ou la couronne, qui peuvent constituer une alternative sûre à long terme. Le choix du matériau se fait au cas par cas. Il dépend de la lésion et de son emplacement.
Grossesse, allaitement, allergie : les situations particulières
Selon la FDA, certaines personnes peuvent être plus sensibles au mercure des amalgames, notamment pendant une grossesse ou un allaitement, en cas d’allergie ou de maladie rénale ou neurologique. Les données sur ces groupes restent limitées. La FDA recommande de leur éviter si possible la pose d’un nouvel amalgame. Elle précise que les amalgames intacts ne doivent pas être retirés dans un but de prévention, y compris pendant la grossesse ou l’allaitement, sauf nécessité médicale.
- Grossesse ou projet de grossesse : signalez-le avant tout soin. La recommandation du SCENIHR de limiter les soins d’obturation pendant la grossesse vaut quel que soit le matériau, composites compris, pour réduire l’exposition du fœtus. Le comité déconseille aussi en général les traitements dentaires étendus pendant cette période, et il conseille de préférer un autre matériau que l’amalgame lorsqu’une obturation doit être posée.
- Allaitement : la FDA indique que la quantité de mercure dans le lait maternel est en général très faible. Les rares études disponibles n’ont pas mis en évidence d’effet nocif certain chez le nourrisson.
- Allergie : une allergie au mercure ou à un autre métal de l’amalgame (argent, cuivre, étain, zinc) peut provoquer des réactions, dont des ulcérations dans la bouche, selon la FDA. Le SCENIHR en fait la seule exception qu’il retient au principe de ne pas retirer des amalgames en bon état, à condition que l’allergie ait été diagnostiquée.
- Maladie rénale ou neurologique : la FDA conseille de discuter de l’utilité d’un retrait avec votre dentiste ou votre médecin avant toute décision.
Dans chacune de ces situations, mentionnez votre état de santé dès la prise de rendez-vous. Apportez si possible les résultats d’un bilan allergologique ou les recommandations de votre médecin.
Ce que disent les règles en Europe et en Suisse
Dans l’Union européenne, l’usage de l’amalgame dentaire est interdit depuis le 1er janvier 2025, sauf lorsque le praticien le juge strictement nécessaire en raison des besoins médicaux particuliers du patient, selon la Commission européenne. Les États membres qui avaient besoin de plus de temps ont pu obtenir une dérogation temporaire jusqu’au 30 juin 2026. Cette dérogation a pris fin.
En Suisse, l’ordonnance fédérale sur la réduction des risques liés aux produits chimiques (ORRChim, annexe 1.7, ch. 3.1) interdit d’employer des amalgames dentaires si, pour des raisons médicales, un autre matériau de remplissage peut être privilégié. L’interdiction européenne ne s’y applique pas directement, car la Suisse n’est pas membre de l’Union européenne. La SSO indique de son côté que l’amalgame n’est plus utilisé. Elle invoque le mercure qu’il contient et son aspect.
La Suisse a ratifié en 2016 la Convention de Minamata sur le mercure, selon l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). En novembre 2025, à Genève, les Parties à cette convention ont adopté un amendement qui prévoit l’abandon mondial de l’amalgame dentaire d’ici 2034, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Ces textes visent les nouveaux amalgames et leur commerce. Aucune des sources officielles citées ici ne recommande de retirer pour cette raison un amalgame intact déjà en bouche.
Comment se déroule le contrôle d’un amalgame
Le contrôle commence par vos symptômes et votre situation de santé : la dent qui vous gêne, depuis quand, dans quelles circonstances, et une éventuelle grossesse, un allaitement, une allergie ou un traitement en cours. Le dentiste examine ensuite l’obturation et la dent. Il les observe, les explore au toucher avec un instrument et vérifie les bords, la surface et la gencive voisine. Une radiographie peut compléter l’examen. La SSO rappelle que beaucoup de lésions débutent dans des zones cachées, comme les espaces entre les dents, que l’œil seul ne permet pas d’examiner correctement.
La FDI fonde le diagnostic d’une restauration défectueuse sur cette combinaison d’examens visuels, tactiles et radiographiques, complétée par des critères propres à la dent et au patient. Notre article sur le bilan dentaire détaille ce que fait le dentiste lors d’un examen complet. À la fin du contrôle, demandez ce qui a été observé et dans quelle branche de l’arbre de décision se trouve votre dent. Si rien n’est urgent, prenez le temps de réfléchir.
À préparer avant le rendez-vous
- La dent concernée, si vous la connaissez, et depuis quand vous remarquez un changement.
- Ce qui déclenche la gêne : chaud, froid, sucré ou mastication.
- La date approximative de votre dernier contrôle dentaire.
- Une grossesse, un allaitement, une allergie connue ou un traitement en cours.
- Vos anciennes radiographies, si vous changez de cabinet. Selon la SSO, elles vous appartiennent et vous sont remises sur demande.
Les questions à poser à votre dentiste
Le remplacement d’un amalgame est un geste irréversible, et il est légitime d’en connaître la raison, les alternatives et les limites avant de l’accepter.
- Qu’avez-vous observé exactement : une fissure de l’obturation ou de la dent, une carie, une infiltration ou de l’usure ?
- Ma douleur ou ma sensibilité vient-elle de l’amalgame, ou d’une autre cause comme la gencive, l’émail, une racine dénudée ou une fissure de la dent ?
- Ce défaut peut-il simplement être surveillé, et quand faudrait-il revoir la dent ?
- Une retouche ou une réparation partielle est-elle possible dans mon cas ?
- Si un remplacement est nécessaire, quelle quantité de dent saine faudra-t-il retirer en plus ?
- Quel matériau proposez-vous pour cette dent, avec quels avantages et quelles limites ?
- Pendant la dépose, utilisez-vous une digue, une aspiration efficace et un spray d’eau pour limiter l’exposition aux vapeurs de mercure ?
- Faut-il traiter tous mes amalgames, ou seulement ceux qui posent un problème, et en combien de séances ?
- Quel sera le coût, et quelle part peut être remboursée ?
- Ma grossesse, mon allaitement, mon allergie ou ma maladie changent-ils le choix du moment ou du matériau ?
Pour les questions de coût et de remboursement, notre article sur la prise en charge des soins dentaires en Suisse fait le point sur les assurances.
Faire contrôler un ancien amalgame à Genève
Si l’un de vos amalgames présente un des signes décrits plus haut, si votre dernier contrôle date de plus d’un an, ou si vous voulez simplement savoir où en sont vos anciennes obturations, vous pouvez prendre rendez-vous auprès de Geneva Dental Clinic. Indiquez la dent concernée et ce que vous ressentez. Le jour du contrôle, gardez cette liste de questions sous la main.
Pour savoir comment se déroule cette évaluation à la clinique, consultez la page dépose d’amalgame dentaire à Genève.
Sources
- U.S. Food and Drug Administration (FDA), Information for Patients About Dental Amalgam Fillings : https://www.fda.gov/medical-devices/dental-amalgam-fillings/information-patients-about-dental-amalgam-fillings
- Commission européenne, SCENIHR, Safety of dental amalgam and alternative dental restoration materials for patients and users (2015) : https://health.ec.europa.eu/publications/safety-dental-amalgam-and-alternative-dental-restoration-materials-patients-and-users_en
- FDI World Dental Federation, Repair of Restorations (2019) : https://www.fdiworlddental.org/repair-restorations
- Hickel R. et al., Revised FDI criteria for evaluating direct and indirect dental restorations, Clinical Oral Investigations (2023) : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10264483/
- Société suisse des médecins-dentistes (SSO), Obturations dentaires : https://www.sso.ch/fr/obturations-dentaires
- Société suisse des médecins-dentistes (SSO), Lignes directrices relatives à la qualité, Médecine dentaire restauratrice (Swiss Dental Journal SSO, 2015) : https://www.sso.ch/fr/media/399/download
- Société suisse des médecins-dentistes (SSO), Radiographies : https://www.sso.ch/fr/radiographie
- American Dental Association (ADA), MouthHealthy, Sensitive Teeth : https://www.mouthhealthy.org/all-topics-a-z/sensitive-teeth
- NHS, Tooth decay : https://www.nhs.uk/conditions/tooth-decay/
- NHS, Chipped, broken or cracked tooth : https://www.nhs.uk/conditions/chipped-broken-or-cracked-tooth/
- NHS, Dental abscess : https://www.nhs.uk/conditions/dental-abscess/
- Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), Unité urgences santé (144) : https://www.hug.ch/urgences/centrale-144
- Commission européenne, Mercury : https://environment.ec.europa.eu/topics/chemicals/mercury_en
- Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques (ORRChim, RS 814.81), annexe 1.7, ch. 3.1, let. b : https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2005/478/fr
- Office fédéral de l’environnement (OFEV), Convention sur le mercure de Minamata : https://www.bafu.admin.ch/fr/convention-sur-le-mercure-de-minamata
- Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Minamata Convention COP-6 agrees to end the use of dental amalgam by 2034 : https://www.unep.org/news-and-stories/press-release/minamata-convention-cop-6-agrees-end-use-dental-amalgam-2034